On a changé de département, c’est un début !

Comme on se l’était dit, notre départ de Pontrieux vendredi dernier ne nous a pas emmené loin : à la Roche-Jagu !! Mais les « au revoir » étaient faits, dans notre tête on était partis, on avait passé l’écluse ! Si ce départ est un signe, c’est que nous allons prendre notre temps pendant ce voyage !
Mais cela nous a permis de passer un dernier bon moment samedi dernier avec tous les amis venus nous dire bon vent, et de passer le week-end avec « Breiz Da Viken », le bateau d’Erwan et Johanne qui a fait sa première sortie avec nous.

On est partis lundi matin du mouillage de la Roche-Jagu (je ne sais pas si on aura souvent l’occasion de mouiller dans un si bel endroit) en direction de Trébeurden, les courants étaient avec nous, tout allait bien, on avançait bien, tout en se faisant un peu balloter sur le plateau des Sirlots (Yann au début était un peu malade, ça ne lui arrive jamais, c’est le temps de se remettre dans le bain !). A la marée montante, les courants fort des vives eaux étaient contre nous, on est resté 3 heures devant les sept îles, on a du mettre le moteur pour ne pas reculer ! Il était ensuite trop tard (minuit) pour entrer au port de Trébeurden, donc on a voulu profiter des courants pour avancer jusqu’à l’Aber Wrac’h, et c’est parti pour une navigation de nuit.
Je fais un petit quart pour que Yann se repose un peu, puis je vais dans le bateau dormir à mon tour. Au réveil, la mer est un peu plus agitée et je suis malade, je vomis pour la 1ère fois en bateau, c’est mon baptême ! On est presque arrivé à l’Aber Wrac’h mais la mer remonte et les courants sont de nouveau trop fort et nous empêchent d’avancer (merci les vives eaux !) et nous revoilà coincer encore plusieurs heures. On est bien fatigués, le tuyau d’arrivée de gazoil casse, il manquait plus que ça, Yann doit inventer en vitesse un nouveau réservoir à gazoil pour faire marcher le moteur, ça fait beaucoup pour une reprise, il en a trop marre !!
On arrive finalement vers 13h au port, bien crevés, avec un bateau un peu retourné, notre lit trempé car notre bon vieux aloa n’est pas complètement étanche… On réussit quand même à le ranger, à se laver, manger un bon repas et au lit !!
On va rester au moins 2 jours à l’Aber Wrac’h, le temps de trouver une solution pour le gazoil et surtout, d’avoir un meilleur temps pour passer le chenal du four (à la pointe de la Bretagne, passage souvent à fort courant puisque la mer d’Iroise, la Manche et l’Atlantique se rejoignent – c’est en gros ce que j’ai compris, mais c’est pas moi la pro ! -) pour se rendre à Camaret.

Voilà les nouvelles d’Evaloa, en gros c’est le début, on a besoin de se roder !
Bises à tous et à bientôt
Pauline

Remarque du capitaine aigri à l’arrivée de l’Aber Wrac’h :
Dans le port, y’a que des gens pétés de tunes qui nettoient leurs clones Bénéteaux à la brosse à dents en nous regardant terrifiés, à l’idée que l’on puisse passer sur leur pont avec nos pieds nus. C’est inquiétant mais bon, ceux là normalement ne sortent pas de France alors hâtons nous de les laisser et d’aller voir autre chose de plus réjouissant ! Yann

 

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