Toujours à Essaouira

Ça souffle sur Essaouira ! Et l’équipe « Aux cinéphiles de l’eau » se repose, attend le beau temps, patiemment,…
Nous pensions qu’une fois arrivés dans le sud, nous oublierons ce que sait avoir froid. Et bien non, nous remettons les petits pulls, pour une petite semaine supplémentaire à Essaouira. Depuis jeudi, le vent souffle très fort, hier il a tourné et la houle est rentrée dans le port. Heureusement Evaloa est assez abritée, à couple entre deux bateaux, mais ça tire dur sur les amarres, heureusement que Yann a doublé celle de l’arrière, car en revenant du concert hier soir, on s’est rendu compte que l’une d’elle avait lâché. On nous avait également dit qu’au Maroc, il pleuvait rarement, et bien nous vivons notre troisième journée de grosse pluie depuis un petit mois que nous sommes là ! C’est pour ne pas oublier la Bretagne ! Mais on ne va pas faire comme tout le monde et se plaindre du temps ! Nous sommes heureux de ne pas être en mer en ce moment, cela retarde notre départ d’une semaine, et alors ? C’est cela aussi la vie en bateau, il faut faire en fonction de la météo. Un dicton marocain nous dit « Un homme pressé est déjà mort », écoutons-le, prenons notre temps !

Paco Ibanez

On ne peut regretter d’être restés à Essaouira (alors que d’autres voiliers ont préféré aller à Agadir pour ensuite se rendre aux Canaries), car nous assistons à un superbe festival de musique andalouse, entièrement gratuit, en novembre, la chance ! Les groupes sont tous des pointures : Paco Ibanez pour commencer, puis Marina Heredia, une référence en flamenco. Le contexte était assez décalant : nous étions sous un chapiteau qui manquait de s’envoler, faisant un boucan du tonnerre, avec par-dessus cela le bruit de grosses averses. Tout le monde était assis avec ses gros manteaux, les groupes venant  d’Espagne avaient froid… alors qu’ils se produisaient pourtant sur une scène marocaine ! Mais au final nous avons assisté à un superbe moment de flamenco, presque aussi intense que dans le film « Vengo ».

Au souk avec Ibrahim, on a fait nos réserves d'épices!

Sur le chemin entre le village Ida Ou Gourd et la maison familiale d'Ibrahim

Dans la cuisine, pendant la cuisson du pain

Jeudi dernier, nous avons eu la bonne idée de partir le temps d’une journée, nous évader de la ville. Je me suis rendue compte à quel point la campagne m’était chère, quel grand bol d’air ! Excursion à Ida Ou Gourd, à 25 km d’Essaouira, pour visiter le souk berbère, mais aussi pour se détendre, et se promener (juste un peu parce qu’avec le vent qu’il faisait, il était quelque peu difficile de marcher avec la poussière). Comme à notre habitude, nous n’avons pas mis de temps à faire des rencontres : Jeff, un français qui voyage au Maroc depuis 10 ans et son ami Ibrahim, qui travaille au souk des poissons à Essaouira, originaire de Ida Ou Gourd. Ibrahim nous a gentiment proposé d’aller voir sa famille. Nous avons fait un kilomètre à pied dans un paysage magnifique pour arriver dans une maison berbère en pleine campagne, entourée de quelques champs cultivés. La maison est simple mais semble très agréable à vivre, on entre par la grange avec une vache et deux anes, puis on arrive dans une cour centrale entourée de pièces indépendantes (cuisine, salon, chambres). Nous n’avons pu rester très longtemps (nous ne voulions pas manquer le dernier bus ou taxi), malgré l’insistance d’Ibrahim pour que l’on reste dormir là-bas, dommage, nous aurions bien passé plus de temps dans cette famille qui semblait vivre paisiblement, en quasi-autarcie, avec des enfants bien énergiques et souriants, ça fait plaisir, on n’a besoin de peu de choses pour avoir la joie de vivre.

Mohammed et Djamila qui font la pause !

Comme vous le voyez, notre attente « forcée » à Essaouira ne nous laisse même pas le temps de nous ennuyer !
Allez, la prochaine nouvelle, c’est le départ pour les Canaries (lundi on espère, comme on repousse tout le temps la date prévue, je devrais peut-être me taire…).

Pauline

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