Pauline Le Péculier

Je ne suis pas marin, il n’est pas cinéphile et on a crée un bateau-cinéma, et oui, logique !

Originaire de Mayenne, mon enfance se passe plus au bord de la rivière qu’au bord de la mer (mise à part mes vacances en Bretagne tous les étés)… J’ai eu la chance au lycée de pouvoir suivre une section de cinéma audio-visuel, et depuis je n’ai plus quitté cette matière.

J’ai continué mes études à Rennes en fac d’arts du spectacle, les finançant avec un job de surveillante d’internat. Je me suis aussi formée sur le terrain en bossant avec l’association Atmosphères53, qui fait la promotion et la diffusion du cinéma art et essai en Mayenne. J’ai pu grâce à l’association participer à plusieurs festivals de cinéma dans l’Ouest (mais aussi le festival de Cannes) et ainsi prendre goût aux visionnages de films dans l’optique d’une programmation. Je regrettais un peu le côté trop théorique de mes études et espérais bien me construire un chemin plus personnel…

J’ai rencontré Yann en avril 2005, je partais peu de temps après en Pologne, pour une année Erasmus, en master d’études cinématographiques. L’année suivante, j’ai souhaité, bornée comme je suis, finir mon cursus et j’ai passé une année à écrire mon mémoire à Rennes, tout en préparant lentement avec Yann l’idée de partir avec lui en voilier… Mon master en poche en septembre dernier, je m’installe à Pontrieux avec Yann et monte naturellement avec mon passionné de voyage, de bateau et d’alternatif : un cinéma itinérant sur l’eau !

La suite vous la connaissez, via le journal de bord, et le film… Ce premier grand voyage à bord d’Evaloa et accompagné du bateau-cinéma a été bénéfique a plus d’un titre. J’ai pu construire un projet personnel tout à la fois professionnel puisqu’il restait dans ma branche. Il nous a enrichi Yann et moi et même le voyage terminé, cela continue.

Le projet m’a également permis de me lancer dans la réalisation, à petite échelle bien-sûr, sans moyen ni grande connaissance au préalable, mais le pas est fait ! J’ai réalisé mon premier documentaire et j’espère que cela me donnera des idées par la suite, d’autres envies plus structurées, plus réfléchies.