Merci à vous et nouvelles de Saint Vincent !

Bonjour à tous !

J’aurais souhaité écrire ce message de remerciement juste après la fin de notre financement participatif, mais je crois que j’avais un trop plein d’internet, veuillez m’en excuser ! Il faut également vous avouer que le retour dans le voyage nous a bien accaparé, les péripéties se sont enchaînées!!

Coucher de soleil sur Wallilabou

Donc voilà, remercions dès maintenant nos très chers et nombreux contributeurs (114 quand même !), faisant de ce financement participatif une réussite : 4 245 euros, pour que l’aventure continue !

On est super content et bien soulagé que la collecte soit terminée ! Ça continue à nous donner pleins d’idées pour la suite… Pour que vive le spectacle en bateau !

Se lancer dans un financement participatif était une grande première pour nous, apportant des côtés positifs et d’autres moins. Le positif, hormis bien-sûr le fait qu’on a récolté la somme demandée, et ce n’est pas rien, c’est d’avoir pu reprendre contact avec beaucoup de connaissances lointaines, copains comme famille, et ça c’est génial ! D’autant qu’en organisant cette collecte, on s’est imaginé une fête de retour où l’on offrirait un coup à nos contributeurs, ce qui va nous permettre de revoir plein de monde, on a hâte ! Pour le côté plus sceptique, c’est l’impact qu’a eu la plateforme ulule sur notre projet : aucune visibilité sur leur site (ils soutiennent tellement de projets en même temps qu’ils ne peuvent mettre à la une tous les projets), donc aucun contributeur venant directement de leur part. Les soutiens sont restés quasiment autour de nos amis et famille, et notre réseau facebook. On a eu énormément de partages de notre page ulule via facebook, mais on n’a pas eu vraiment de répercussions au niveau des soutiens. Vraiment, c’est vous, notre famille et notre cercle d’amis (certes bien élargis!) qui avez fait de ce financement une réussite !! Nous sommes très reconnaissants de votre soutien, et toujours un peu gênés aussi, d’avoir fait appel à vous pour faire perdurer notre projet…

Pour finir sur ce sujet, voici la liste des contributeurs, un énorme merci à :

Gwendoline Respinger

Hélène Bouvier

Bob Boubet

Ségolène Goldfarb

Viken Renouard

Matthieu Mounier

Irma Conq Palacios

Annick Le Péculier

Anne-Laure Béhaghel

Baptiste Derouault

Jacques Guérin

Christophe Le Roux

Laurent Foucher

Soizic Lhuissier

Sylvie sanchez

Julien Gambier

Louise Le Péculier

Guillaume Guézingar

Vincent Hanrion

Aurora Coleman

Christian Trinquier

Elise Duveau

Katell Bourhis

Bernard Illien

Le Bourdonnec Gildas

Rachel et Erwan Boubet

Jules Le Maut

Vincent Bier

Guy Burel

Typhaine Illien

Elise Dessandier

Christine Chotard

Tonio Tgt

Yvain chambard

Elodie Le Riguier

Pierre Rouyer

Guillemette Vanackere

Moïse Lemercier

Pierre Gautheron

Justine Favet

Stephane Bourlier

Mylène Rebours

Tom Beeckman

Mathilde Mottin

Marie De Bizien

Michel Arquez

Alain Martin

Agnes Guillot

Angel Hernandez

Anna hubert

Elo Dugue

Berit Schwarm

Alain Sevin

Gilles Siffermann

Blandine Deudon

Franck Beauvais

Françoise Dessandier

Lucía Iquién Sabe

Denis Mottin

Antonin Vabre

Delphine Le Page

Marie Claire et Philippe Derouault

Françoise Martin

Véronique Chadaillac

Renaud Eletufe

Philippe Genain

Samuel Troadec

Sylvia Hof

Andre Chareyre

Julien Antoine

Benjamin Garry

Samuel Corre

Sylvette Guerin

Eva Montfort

Malo Lefeuvre

Mariella Esvant

Helène Cordonnier

Nolwenn Mesny

Thierry Cassand

Géraud Nichet

Magaly salza

Flora Josse

Kolin Sorel

Anne Bredat

Kevin Antoine

Ronan Collobert

Anne-Marie Burguburu

Isabelle Martin-Collin

Amélie Leroy

Jacqueline Martin

Pascaline Sabourin

Helene Clairet

Sabine Michel

Isabelle Monvoisin

Guy Du Chaffaut

Marion Maignan

Gildas Sadou

Anaïs Leroy

Fred Potier

Marie-Amélie Gayard

Sophie Jobert

Amélie Flageul

Gaëlle Panier

Patricia Le Calvez

Manuela Barreau

Gwenaelle Huet

Amélie Burel

Yan Loïal

Audrey Guyomard

Pompougne

Nico Rousson

Karen Boukobza

Stanislas Lubac

Lucille Chauvin

Il faut maintenant que je vous raconte la suite de notre aventure… Et elle a été riche en péripéties !

On a réussi à quitter la Martinique et reprendre la mer après plusieurs mois de pause, sacrée étape ! On a passé quelques jours à Sainte Lucie puis on s’est rendu sur l’île de Saint Vincent, nous étions d’ailleurs en pleine navigation le jour où on a passé la barre des 100 % de notre financement ! Passer le canal entre Sainte Lucie et Saint Vincent n’a pas été de tout repos, pas mal de vent et de houle croisée qui nous a un peu secoué, mais à l’arrivée, le mouillage de Wallilabou valait la traversée :

Arriver à Wallilabou c’était un peu pour nous comme arriver en Dominique (avant le passage de Maria). On n’est plus sur une île française modernisée (ni même américanisée comme on a trouvé l’île de Sainte Lucie), on est de retour dans la verdure, la montagne, les rastas et la tranquillité. Bon certains diront l’insécurité, Saint Vincent a mauvaise réputation dans le monde de la voile, mais nous, on s’est senti à l’aise. On a très vite sympathisé, sur la plage, avec les habitants qui ne s’entendent pas tous bien entre eux, donc c’est pas toujours évident pour communiquer, mais certaines de nos rencontres semblaient sincères. On s’est baladé un peu autour de Wallilabou jusqu’à une petite cascade, le paysage était splendide, malgré la pluie qui n’a pas arrêté de tomber depuis notre arrivée. On a du également prendre le bus collectif pour aller faire nos papiers d’entrée au village d’à côté, et la route valait le détour ! Rien de tel que le transport en commun pour visiter un pays !

Figurez-vous que pour l’anecdote, c’est à Wallilabou qu’a été tourné une partie des films « Pirates des Caraïbes » ! Sans le vouloir, on est sur les traces de cette saga, car après la cabane de la sorcière à Porsmouth en Dominique, nous avons découvert les décors (enfin ce qu’il en reste)  de port Royal ! C’est en effet à Wallilabou que de nombreuses scènes des différents films ont été tournées, le plateau de tournage avait été installé ici et un bâtiment a été construit pour l’occasion. Certains habitants y ont même participé, louant leurs bateaux de pêches ou faisant les pirates figurants. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines du décor, certains déplorent que le gouvernement n’ait pas souhaité garder les lieux en bon état, et il est vrai que ça aurait fait un bon coup de pub pour Walillabou. Pour ceux qui se rappellent du début de Pirates des Caraïbes I, le rocher à l’entrée de la baie devrait leur dire quelque chose (c’est là qu’étaient suspendus des cadavres).

On devait jouer samedi soir, un peu plus au sud de l’île, à Blue Lagoon près de Kingstown. Nous sommes partis de Wallilabou vendredi dernier, pensant faire une petite navigation tranquille de 10 milles nautiques pour nous rendre sur le lieu de la projection (où l’on nous offrait le port pendant 2 jours). Mais la météo, elle, n’était pas de cet avis ! Impossible de franchir la passe pour entrer dans le port, un vent fort, pile dans notre nez, accompagné de grosses rafales avec des vagues qui déferlaient dans tous les sens. Et on ne s’y était pas du tout préparé, il restait du bazar sur le pont, on a failli perdre notre matos de plongée, bref, on a vraiment fait les débutants, à croire que quelques mois à terre nous avaient fait oublier les règles de base en bateau ! Mais on ne s’attendait pas à une mer aussi déchaînée, à une entrée de port si difficile et dangereuse d’accès pour un quillard de 1m95 de tirants d’eau… Bref, on a du faire demi tour, les boules !! Au revoir le port, son branchement électrique qui aurait fait du bien à nos batteries, bye bye la douche, la lessive, le plein d’eau… et la projection au bar organisée avec l’Alliance française. Au moins, la mer n’a pas mis de temps à nous rappeler sa dure loi, nous demandant bien gentiment d’arrêter de se la couler douce comme si on était partout au mouillage dans la mangrove ! Et non, vivre en bateau aux Antilles, ça remue, et les navigations ne sont pas toujours faciles ! On a décidé de retourner là où l’on connaissait et où l’on s’était bien plu, à Wallilabou. Heureusement, on y a retrouvé nos amis du voilier « Ia Orana » qui arrivaient de Sainte Lucie avec une navigation également bien musclée. Ils souhaitaient nous rejoindre pour assister à la projection car le papa Momo et un des enfants, Xavier, n’avaient toujours pas vu notre spectacle alors qu’on se côtoie depuis le Cap Vert ! De plus, Xavier fêtait son anniversaire le jour même, c’était un beau cadeau à lui offrir! Alors pour ne pas le décevoir et pour ne pas rester sur un échec, on a organisé la veille pour le lendemain une projection sur la plage, pour les gens de Wallilabou et des alentours. A l’initiative de Yann (et il y a pris du plaisir), les habitants de la plage et les enfants se sont gentiment impliqués en nettoyant la plage dans la journée.

Notre mésaventure de l’avant veille s’est alors transformée en véritable succès, une cinquantaine de personnes ont assisté à leur premier cinéma déjanté ! Des enfants qui n’avaient jamais vu de cinéma, des mères qui ne cessaient de se marrer, c’est Titouan qui nous a bien résumé la soirée : « Les gens, pendant le spectacle, ils rigolaient super à fond ! ». On a passé un bon moment, et au final beaucoup plus en phase avec notre projet que si on avait joué à Blue Lagoon : organiser à l’improviste un ciné-spectacle sur la plage, à trois coups de rame du bateau, pour des gens qui n’ont aucune offre culturelle aux alentours, on est content !

Voilà pour ces quelques nouvelles. Depuis, nous avons quitté Saint Vincent pour Bequia, ça y’est, nous sommes aux Grenadines ! Notre prochaine date : le 3 novembre sur l’île de Mustique.

A bientôt !

Pauline et Yann

PS : l’anniversaire de Xavier chez Tony, et le dessin de Noanne pour l’occasion :

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Dernière vidéo avant la fin de la collecte !

Bonjour à tous,

A l’abordage !

comme nous n’arrivions pas au bout de la collecte, on avait décidé de prendre les devants en attaquant le célèbre galion « La Victoria ». Notre prise a été fructueuse : de belles rencontres avec de gentils pirates, mais pour ce qui est du butin… On compte toujours sur vous !

Trêve de plaisanterie, on a fini par leur dire au revoir à nos potes du galion, et nous voilà en route pour Saint Vincent, car nous jouons là-bas samedi prochain. On est très heureux d’avoir réussi à reprendre le large, mais notre tête est encore bien prise par notre financement participatif. Forcément, on n’a plus que quelques jours pour trouver les derniers deniers, alors la pression monte ! En plus, on est vraiment quasi au bout, alors ce serait vraiment dommage de ne pas y arriver en si bon chemin.

On a alors mis les bouchées doubles et on vous a concocté une dernière petite vidéo, qui vous donnera peut-être l’envie d’offrir un dernier petit coup de pouce au projet… Et on vous propose ce que, finalement, on arrive à faire le mieux : vous faire rêver !

Parce que le voyage de « Ciné SearCus » est aussi, et surtout, fait de rencontres et de musique, voici un condensé musical de ce que nous avons vécu entre la Bretagne et l’Afrique, ces deux dernières années. De beaux souvenirs jonchés de rencontres inoubliables, pour nous et nos enfants (ce sont les premiers fans de cette vidéo !). Laissez-vous à nouveau porter dans notre univers, profitez de la magie de la musique, vecteur de rencontres et de plaisir de vie :

N’hésitez pas à partager cette vidéo, et faire une dernière piqûre de rappel à vos contacts, beaucoup ont partagé et aimé notre projet, c’est le moment de les relancer. Pour rappel, le but de cette demande de financement est de racheter du matériel pour faire tourner notre cinéma déjanté itinérant en voilier. Et si on dépasse le montant, l’argent ira pour financer une résidence en Guadeloupe afin de préparer le spectacle pour notre retour en France.

Merci à tous nos compagnons de route présents (ou pas) dans la vidéo, vous avez contribué à la richesse de notre voyage !!

Voilà, On n’a plus qu’à poster une dernière fois le lien de notre projet, et croiser les doigts pour que d’ici jeudi, on soit au bout de cette collecte !

https://fr.ulule.com/cine-searcus/

A bientôt pour la suite de notre périple.

Merci pour votre soutien, quel qu’il soit.

Pauline et Yann

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Jonglage en musique avec Ciné SearCus !

Salut à tous,

on a quitté notre trou, on est sorti de la mangrove ! Bon, nous ne sommes vraiment pas loin, juste à côté au mouillage, mais c’est un grand pas ! Si tout se passe comme prévu, on quitte la Martinique cette semaine…

 

 

Sinon, les jours passent, le montant de la collecte monte, doucement mais sûrement, même si on est encore loin d’être au bout. Alors pour ceux qui hésitaient encore… Et bien n’hésitez plus ! Et sachez que même une petite somme, c’est déjà un super soutien car un petit peu + un petit peu + un petit peu… ça fait beaucoup et on arrivera au bout de la cagnotte !!

 

On joue à Kingstown sur l’île de Saint Vincent avec l’Alliance française de Saint Vincent et les Grenadines le 21 octobre, on aimerait bien s’assurer d’ici là d’avoir les sous pour acheter nos nouvelles enceintes… Et en attendant, on fait de l’acoustique !

C’était samedi dernier, lors de notre soirée de départ au mouillage près du Marin, notre « fief », Dominao à couple du galion « la Victoria » :

 

Merci à Adrian, jeune jongleur catalan de Majorque. Encore une de ces belles rencontres de voyage !

Et merci à tous ! A très vite.

Pauline et Yann

https://fr.ulule.com/cine-searcus/

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Nouvelle vidéo : à la découverte de « Ciné SearCus »… à ses débuts !

Bonjour tout le monde,

je vous avais prévenu que vous entendriez parler de nous ce mois-ci !!

Cela fait déjà 15 jours que notre campagne de financement est lancée, on est donc à mi-chemin mais nous n’avons pas encore réuni la moitié du financement… On ne se démotive pas pour autant, on remercie d’ailleurs au passage tous les premiers contributeurs, et on continue à y croire car on a bien l’intention d’arriver au bout de cette collecte ( avec Ulule c’est tout ou rien, si le montant demandé au départ n’est pas atteint, la collecte est annulée et tous les contributeurs sont remboursés) !

Comme cette campagne de financement vise également à faire connaître notre projet, on en profite pour vous faire découvrir de nouvelles vidéos :

C’est une grande première pour moi : c’est la première fois, en dehors des vidéos du spectacle, que je vais diffuser des images que j’ai tournées pendant notre voyage. Comme vous le savez, je prépare un film de notre aventure. L’été dernier, j’ai commencé à monter des images de notre voyage dans le but lointain de réaliser un court-métrage sur « Ciné SearCus » en Bretagne. Au final, le projet n’a pas abouti mais j’ai gardé les rushs que j’ai retravaillés un peu pour vous les présenter. Ne prenez donc pas ces images comme un film, mais plutôt comme des extraits bruts de ce que l’on a vécu, une petite plongée dans notre univers, à nos débuts !

Pendant ces 8 minutes, vous nous retrouverez en Bretagne, lors de notre première tournée avec la première version du ciné-spectacle pendant l’été 2015. On revient vaguement sur ce que signifie « Ciné SearCus » pour nous (je dis vaguement car on ne peut le résumer en quelques mots) et pour les autres. Ensuite, on vous racontera rapidement que réaliser un tel projet n’est pas toujours facile et pour finir, on reviendra sur notre rencontre avec un autre bateau-spectacle : « La Nef des Fous ». Depuis 26 ans, son capitaine August Dirks, et son équipage éclectique, sillonnent les mers en présentant des pièces de théâtre. C’était un honneur pour nous de les rencontrer à Douarnenez et de pouvoir jouer sur la scène de ce cargo de gentils fous !

Allez, laissez vous porter, partagez ce lien à votre guise, n’hésitez pas à me faire des retours… Et bon voyage dans notre petit monde !

Sinon, pour les nouvelles plus fraîches : Dominao n’a jamais été si prêt de quitter son abri ! Les réparations/entretiens avancent, on va bientôt larguer les amarres pour faire cap au sud. Nous sommes actuellement en train d’organiser une petite tournée dans les alliances des Antilles du sud (Sainte Lucie, Saint Vincent, les Grenadines, Grenade), afin d’aller jouer pour les habitants pendant cette période creuse de l’année. Proposer un spectacle venu à la voile sur des îles où l’offre culturelle est limitée, c’est là que notre projet prend tout son sens… ça donne envie, on a hâte ! Je pense pas à la faire d’habitude mais cette fois-ci, je joins une carte pour vous repérer un peu sur nos prochaines escales :Également, on s’organise pour préparer une soirée en soutien à la Dominique, et surtout on prend des contacts pour aller jouer sur place quand les conditions le permettront. Ça se bouge bien ici en Martinique (comme en Guadeloupe d’ailleurs) pour la Dominique, des collectes sont organisées dans différents lieux pour récupérer vivres, matériels… Le soutien des gens est là, et on espère bien que nous aussi, à notre façon, on pourra faire un geste pour eux… Affaire à suivre !

A bientôt

Pauline et Yann

PS : j’envoie également ce message par mail donc pour beaucoup, en plus de la newsletter, vous recevrez également un mail de ma part, je m’excuse donc d’avance pour le doublon…

https://fr.ulule.com/cine-searcus/

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La tempête Maria, ou un cadeau d’anniversaire qu’on n’oubliera pas !

Bonjour à tous,

mon dernier message à propos du lancement du financement participatif de « Ciné SearCus » a été envoyé au moment même où l’ouragan Maria nous tombait dessus, et, comme certains me l’ont justement fait remarquer, je n’en ai même pas parlé !

J’avais tout simplement écrit le message antérieurement et il a été envoyé avant qu’on ne réalise la puissance de cet ouragan, et donc, la possible inquiétude de nos familles et amis… J’ai ensuite rassuré les gens sur facebook ( mais tout le monde n’a pas facebook et on le respecte), en oubliant d’écrire un mot sur le site… Donc je me rattrape maintenant !

Il faut aussi savoir que jusqu’à la veille du cyclone, on pensait que Maria n’était qu’une grosse onde tropicale, on n’imaginait pas qu’elle deviendrait un ouragan de catégorie 5 (catégorie maximale), tout comme Irma !!! Tout en nous préparant tranquillement à l’arrivée d’un cyclone, on n’a pas pensé une seule fois quitter le bateau (on s’était posé la question les autres fois), Yann me répétant : « Mais Pauline, nous, ça fait 3 mois que Dominao est préparé en cas de cyclone ! ». Notre voilier est en effet amarré dans un abri anticyclone depuis le mois de juillet. On cherchait à ce moment là où poser notre voilier pendant notre séjour à terre et on a rencontré une belle bande de jeunes squattant un Galion, réplique du bateau de Magellan, dans un mouillage où beaucoup de bateaux venaient se réfugier pendant la saison cyclonique… Parfait pour nous ! Y’a une bonne ambiance au mouillage, on peut faire la fête sur un bateau de fous, et en plus, on est en sécurité, le top ! Bon, je disais ça au début, avec le temps, j’ai surtout envie d’aller voir ailleurs, mais ça, c’est une autre histoire…

Dominao près pour l’ouragan Maria

Pour la tempête Maria, on avait même récupéré une autre ancre, on s’est donc retrouvé avec 4 ancres à l’arrière et 6 amarres accrochées dans la mangrove, on peut dire qu’on était paré ! Je cite le capitaine : « Avec ça, il ne peut plus rien nous arriver ! Enfin, sauf si c’était vraiment un ouragan de malade avec des pluies diluviennes, qui feraient monté le niveau de l’eau… Et Dominao se retrouverait sur la terre ! ». Ah oui, super, mais ça, ça ne va pas arriver, l’ouragan qui arrive, ce n’est pas Irma… Et bien si, mais il est passé juste à côté de la Martinique (le centre de l’ouragan est passé à 70 km au nord-est de l’île), nous évitant le pire. Cependant avec la météo, on est passé par toutes les étapes. La veille, Maria prenait un cap plus sud, donc la Guadeloupe semblait davantage épargnée, et c’est sur nous qu’elle se dirigeait ! La pression monte (la notre, la pression atmosphérique, elle, chute grave), mais on se dit que tout va bien se passer. Le lendemain, jour du passage de Maria sur la Martinique, le 18 septembre, à chaque bulletin météo l’ouragan prenait de la force : c’est comme ça qu’on l’a vu passer de la catégorie 2, puis 3, puis 4 ! Après la Martinique, il est même passé en catégorie 5, la météo des cyclones ayant même déclaré : « s’il existait une catégorie 6, Maria en ferait partie », le délire !

Tout ça pour vous dire que c’est davantage la météo et tout ce qui se passait autour de nous qui nous faisaient flipper (un bateau au Carbet, au nord de l’île, s’est échoué dans les cailloux, un autre sur la plage de l’anse à l’âne). Pour nous, ça allait bien ! Certes le vent a beaucoup soufflé, on a certainement eu des rafales à 110 km/h, mais on connaît ça en Bretagne! La houle est rentrée dans le mouillage pourtant si bien abrité, les vagues claquaient sur la coque, nous ballottant un peu. Mais depuis que l’on vit en bateau, on avait déjà vécu des situations bien plus inconfortables en mer et même au mouillage. Par contre, réaliser que c’est un ouragan qui nous tombait dessus, ça, ça change la donne, la sensation n’est tout de suite plus la même…

Entre temps, je réalise que le 18 au soir, on est déjà le 19 en France, et que c’est mon anniversaire !! Et oui, original comme cadeau ! On s’est dit qu’il fallait qu’en même fêter ça et entre le bruit du vent, de la pluie, du ventilateur, et parfois même du moteur (on a des problèmes de batteries et c’est pas les panneaux solaires qui allaient les recharger vu le temps…), y’avait plus qu’à mettre la zic à fond et oublier tout ça ! Ça a pas mal marché, les enfants étaient contents, et puis ils ont eu le droit à plus de dessins animés, c’était pas mal pour eux !

Sauf que le lendemain, lorsqu’on apprend à la radio et par internet tous les dégâts que Maria a fait sur son passage, ça nous a rendu tout de suite moins joyeux. De plus, on avait passé une nuit orageuse et des pluies diluviennes sont tombées une bonne partie de la journée du 19, nous imposant à nouveau de rester cloîtrer au bateau… On a eu les boules notamment pour le « wahoo café », un bar au Carbet où l’on avait joué cet été et qui a été en grande partie emporté par la houle. Beaucoup de dégâts sont aussi signalés chez nos amis guadeloupéens, et que dire de la Dominique, si ce n’est que cette île magnifique a été dévastée, elle a pris le centre de l’ouragan… C’est triste d’être au milieu de ce chaos, mais il ne faut surtout pas se laisser abattre. Pour preuve, on a appris que des amis et habitués du wahoo café ont mis tous ensemble la main à la patte, le bar a réouvert dès samedi avec un concert de soutien, bravo pour leur persévérance !

Avant et après le passage de Maria

Voilà le court récit de cet énorme ouragan, la vie de bateau n’est pas toujours de tout repos, mais on peut dire qu’on s’en sort bien. D’autres n’ont pas eu cette chance… Dans le monde du bateau, mais aussi du fait qu’on est tout proche des îles dévastées, on entend des tas de récits. Les gens ont vécu quelque chose de terrible, et la suite est peut être même pire… A Saint Martin après le passage d’Irma (et maintenant sûrement aussi en Dominique), la population a du affronter les pillages, les gens armés, tous les blancs ont fui, c’était une sorte de guerre civile… Bref, on pourrait s’étaler encore longtemps et cela ne sert sûrement à rien. Mais le choc est bien là, personne à Saint Martin ne s’imaginait vivre un ouragan si dévastateur que celui d’Irma, jamais un ouragan d’un telle violence n’avait existé auparavant sur les Antilles. Espérons maintenant que Maria sera le dernier, même si la saison cyclonique n’est pas finie (elle va jusqu’à fin octobre).

On a, du coup, fêté mon anniversaire en famille au bateau, certes un peu forcé, alors on s’est rattrapé pour l’anniversaire de Yann 3 jours après en organisant une fête au Galion, toujours au même mouillage donc, mais avec les copains et plus d’espace, dans un lieu magique !

zic dans la cuisine et dessins animés à l’étage !

Sinon, on a toujours le même programme, descendre plus dans le sud pour être davantage protégé et retrouver les eaux turquoises, mais des soucis techniques nous ralentissent le pas… Parfois c’est l’enchaînement de galères et on peut dire qu’on est en plein dedans en ce moment : problème informatique, nos batteries sont mortes, le moteur a besoin d’un bon check up… Alors les jours passent et on est toujours enlisé dans la mangrove…

Le financement participatif me prend également beaucoup de temps et d’énergie. D’ailleurs à ce sujet, certains d’entre vous se demandent pourquoi ils ne voient rien sur notre page facebook. C’est que j’avais oublié de préciser que l’on attendait d’avoir entre 20 et 30% du montant pour diffuser sur nos réseaux sociaux. L’explication, c’est que lorsque des gens qui ne nous connaissent pas découvriront notre page Ulule, ils aient envie de participer en voyant que d’autres l’ont fait avant eux. Comme on dit, le monde attire le monde !!

Je vous remets le lien histoire d’en rajouter une couche :

https://fr.ulule.com/cine-searcus/

Voilà un petit message pas prévu qui m’a quand même pris deux pages. Quand je commence à écrire, on ne peut plus m’arrêter !

Merci en tout cas d’avoir pensé à nous !

A très vite

Pauline

Publié dans Antilles 2017, Ciné SearCus 2017 | 4 commentaires

Lancement du financement participatif !

Bonjour à tous,

c’est un grand jour pour nous aujourd’hui, je dirais surtout un soulagement après tous ces jours de boulot : notre campagne de financement est officiellement lancée !

Ce message sera court (pour une fois !), car pour la présentation du projet, le pourquoi de cet appel, les contreparties si vous participez à la collecte, tout est expliqué ici :

https://fr.ulule.com/cine-searcus/

C’est ce lien que vous pouvez diffuser à vos contacts, partager sur vos réseaux sociaux… et propager autour de vous. On dit souvent que c’est le bouche à oreille qui marche le mieux, et c’est là que ça va pêcher pour nous car on n’est pas là pour en parler ! Vous êtes donc nos ambassadeurs !!

Je vous le rappelle brièvement : pour celles et ceux qui souhaiteraient participer à la collecte : le plus tôt, c’est le mieux !! L’idée est que nos connaissances proches commencent la collecte, et qu’on diffuse ensuite notre projet à un plus large public, qui le trouvera plus crédible si une partie de l’argent demandé est déjà récoltée. Dans tous les cas, la campagne de financement dure 30 jours, ça va passer vite.

Et pour ceux qui ne pourront pas y participer financièrement, on vous l’a déjà dit mais on le répète : on n’en voudra à personne, on comprend très bien que tout le monde ne puisse pas participer ! En suivant notre voyage, vous contribuez déjà à la réussite de notre projet, alors dans tous les cas, un grand merci d’avance à tous de soutenir un projet culturel à la voile !

On a profité du lancement de la collecte pour sortir le tout nouveau teaser de notre cinéma déjanté. On a souhaité le réactualiser pour qu’il soit plus à l’image de nos représentations actuelles. C’était un peu gênant pour nous d’envoyer l’ancien teaser à nos contacts aux Antilles, qui présentait un ciné-spectacle à 5 sachant que nous n’étions que 2… Et puis on avait aussi envie d’y inclure des images d’Afrique, une escale qui marque un voyage !

Le voici, n’hésitez pas également à le partager :

On vous réserve d’autres surprises pendant le mois qui suit…

Alors à très vite !

Pauline et Yann

PS : N’hésitez pas à nous contacter si vous avec des questions, soit sur mon mail lepeculierpauline@hotmail.fr, soit sur cinesearcus@gmail.com

Publié dans Antilles 2017, Ciné SearCus 2017 | Laisser un commentaire

Retour au bateau et projet de rentrée !

Bonjour à tous,

allez, on va tout d’abord vous souhaiter une belle rentrée à tous ! Même nous, on s’est fait notre rentrée… au bateau ! Après quasi deux mois posés dans une maison à Tartane, au nord de l’île, nous voici de retour sur Dominao, bien amarré dans la mangrove dans un mouillage anticyclonique près du Marin, au sud de l’île ! Le changement est assez radical, on s’était bien habitué à la vie à terre, et surtout au confort de la maison… Les douches à volonté, et même, la climatisation dans la chambre (oui oui, on a sûrement exagéré un peu), c’est terminé ! Retour au bateau avec ses 33 degrés et la douche à la satala (bouilloire en plastique utilisée en Afrique pour la toilette).

balançoire sur les bouts amarrés dans la mangrove !

On a du se remettre rapidement dans le bain : réaménagement dans le bateau (y’en avait partout!), réarmement de Dominao (on avait mis à l’intérieur tout ce qui se trouvait dehors sur le pont), réparation du moteur de l’annexe dont le carbu fuyait… Heureusement qu’on peut piquer une tête de temps à autre, car même si la mer est très chaude à cette période, on est encore mieux dans l’eau qu’à l’intérieur du bateau ! Ça occupe bien les enfants, heureusement.

paysage devant la maison à Tartane

On a dit au revoir aux beaux paysages montagneux et campagnards du nord de l’île, en se disant que l’été avait filé à grande vitesse mais qu’on en avait bien profité quand même ! On est au final pas mal resté dans la maison, faut se motiver à bouger sous cette chaleur ! Et puis y’avait tellement de jeux pour les enfants, on leur avait installé la petite annexe dans le jardin en guise de piscine, et on pouvait descendre à la plage en 5 minutes à pied. On aura quand même réussi à se faire deux cascades avec les enfants, et un petit tour de la presqu’île de la Caravelle, qui était à seulement quelques kilomètres de chez nous (je vais faire défiler les photos un peu plus loin dans le texte que ce soit plus ergonomique) !

Pour Yann, c’était pas la même, il a pas mal enchainé avec le boulot sur le voilier Goélane, et c’était pas facile : en plein cagnard à faire le contorsionniste dans les cales pour reboucher les trous à coup de soudure, je lui tire mon chapeau, il fallait tenir ! Mais il a eu plaisir à travailler car c’était avec un pote, et aussi parce qu’enfin, il a fait une pause « enfants », reprenant un rythme de travail où il partait pour la journée. Ça, ça lui faisait du bien, ça compensait avec la pénibilité du chantier soudure.

plage de Tartane et paysage près de l’anse Spoutourne

Pour ma part, sans avoir trouvé de mode de garde pour les enfants, j’ai fait un peu la mère au foyer ! J’ai fait une pause bateau mais pas une pause enfants ! J’ai quand même trouvé un peu de temps pour écrire le projet de mon futur film, et sur la fin, j’ai bien entamé le développement de notre futur (proche) financement participatif. J’ai été malheureusement pas mal ralentie par des problèmes informatiques… C’est la débandade ! Mon MAC a planté, je l’ai fait diagnostiquer et la carte vidéo étant endommagée, il faut changer l’ordinateur… Au prix que coûte un MAC neuf, je ne peux pas me permettre de réinvestir maintenant. Le réparateur a réussi à le relancer mais il s’éteint sans raison puis se rallume, pas pratique pour travailler avec, encore moins pour faire du montage vidéo, et encore moins pour projeter les films… Voilà, tout pour dire qu’on n’a même plus d’ordinateur pour nos projections ! Quand je relevais notre erreur de travailler avec mon ordi perso pour Ciné SearCus, c’était sans compter qu’il pouvait planter… On a calé une date pendant l’été, dans un bar au Carbet dans le nord ouest de l’île, Katell et Julien nous avait prêté leur ordinateur pour l’occasion, mais vous comprenez d’autant plus notre intérêt à vouloir lancer une cagnotte pour racheter du matériel pour le spectacle !!

Pour finir sur mes déboires informatiques, quelques semaines après mon MAC, c’est mon smartphone qui subissait une dernière fatale petite chute, qui a fait bugger le clavier tactile. Devenu inutilisable, j’ai du en racheter un neuf ! On peut appeler ça de la malchance, ou aussi de l’obsolescence programmée… Bref, notre matos n’est plus tout jeune, et tout casse en même temps !

Quelle belle introduction je vous fais là à notre préoccupation du moment : notre campagne de financement participatif ! Sauf contre-temps, nous allons la commencer d’ici 15 jours, pour une durée d’un mois. Bien-sûr, on se pose dix milles questions : est-ce judicieux de lancer ça maintenant, alors que nous sommes en voyage ? Notre réseau va-t-il suivre ? Combien peut-on imaginer recevoir ? Comment organiser ça ? Comment faire des contreparties sympas qui nous coûtent pas le prix de la cagnotte…

Vous ne comprenez rien à ce que je raconte ? Alors je tente de m’expliquer en quelques lignes :

Nous allons lancer un appel pour un financement participatif pour l’achat de matériel pour le cinéma, et pour ce faire, nous avons choisi la plateforme Ulule, car c’est une des plus connues et apparemment spécialisée dans le domaine culturel. Nous aurions aimé organiser une cagnotte directement sur notre site pour vous éviter de devoir vous inscrire sur ulule si vous souhaitez participer, et aussi pour ne pas payer de commission, mais cela nous aurait demandé trop de boulot informatique que nous ne sommes pas en mesure de fournir.

Alors, c’est quoi le financement participatif :

C’est le financement d’un projet par une multitude de donateurs, une accumulation de petits dons par une multitude de gens qui au final permet de pouvoir financer un projet. C’est une solution alternative, efficace et légale de débloquer des fonds, sans passer par un prêt ou par une subvention. Basée sur l’entraide et la solidarité, cette économie dite collaborative peut nous aider à réaliser et/ou continuer nos projets.

Dans le concret, ça se passe comment : on se rend sur un site internet, pour nous en l’occurrence c’est Ulule, et on propose à tout le monde de participer financièrement, en proposant différents montants, allant de 5 euros, 15 euros, 25, 50, 100, 200 ou encore 500. N’importe qui peut donner le montant qu’il souhaite et en échange, il reçoit des contreparties librement fixées : si vous donnez 5 euros par exemple, votre nom sera mentionné sur notre site internet comme quoi vous nous avez soutenu, pour 15 euros une carte postale, pour 25 l’affiche, 50 le tee-shirt (et contreparties précédentes)… Et pour 500 euros, là c’est le Ciné SearCus Charter qui se remet au boulot !

Voilà, en gros, c’est vous, grâce à vos 5 euros, qui allez nous permettre de continuer l’aventure ! Mais alors il est très important pour nous de le préciser : il n’y a bien-sûr aucune obligation à la participation, et pour ceux qui n’auraient pas le sou, rien que d’en parler autour de vous, diffuser l’info dans vos réseaux, ce sera déjà beaucoup !

On ne dit pas ça dans le vent, car croyez bien que ce financement nous questionne ! Certes, il a un côté alternatif car il permet de récolter des fonds importants sans avoir affaire ni aux banques ni à l’état, mais cela ne signifie pas que l’on fait ça tout seul, bien au contraire, le financement repose sur vous, et ça, forcément, ça nous gêne… Ce type de financement prolifère en ce moment mais rien de plus normal, car aujourd’hui, pour monter un projet, qu’il soit professionnel, personnel ou associatif, bon courage pour trouver des financements ! Alors oui, il y a un côté beau à ce type de financement collaboratif, l’idée du colibri, où c’est la multiplication du petit peu qui fera beaucoup. Mais d’un autre côté, on ne peut pas aider tout le monde, on imagine bien que la sollicitation puisse être grande dans certains réseaux, alors vraiment, surtout, ne culpabilisez pas si vous ne participez pas à notre financement, il y aura bien d’autres moyens de nous filer un coup de pouce !

Encore deux petites choses avant de finir sur ce chapitre barbant. Le financement participatif repose sur le principe du tout ou rien. On fixe au préalable un montant souhaité, et si la somme n’est pas atteinte, tous les donateurs sont remboursés.Il faut donc ne pas se tromper dans la demande, c’est là où de nouveau, on hésite encore… Bref, on a encore 10 jours de réflexion !

Et pour finir, si je vous en parle avant à vous, c’est pour vous dire que si vous avez l’intention de participer à la cagnotte, il serait préférable pour nous que vous le fassiez dès le début de la campagne. De cette manière, si le financement est dès le début bien lancé, il nous permettra d’aller communiquer auprès de réseaux plus larges, de personnes qui ne nous connaissent pas ou de loin, et de paraître crédible au vu de nos soutiens.

C’en est fini pour ces détails un peu pompeux, merci à ceux qui auront été jusqu’au bout !!

Voilà, vous allez donc entendre parler de nous ce prochain mois !! On va en profiter pour diffuser des images de notre voyage, on aurait aimé tourner un nouveau petit court-métrage mais avec les soucis de mon MAC on ne peut plus trop s’avancer sur les nouveaux projets vidéos…

C’est l’école au bateau, pour la rentrée au CP de Noanne !

Et pour la suite de notre voyage, on se prépare à quitter la Martinique pour aller faire un tour plus au sud, dans les Grenadines mais d’ici là, Yann doit finir son chantier soudure sur Goélane (un chantier bateau prend toujours plus de temps que prévu!), repréparer Dominao et son équipage à reprendre la mer, et lancer ce projet de financement !! Vous allez vous dire : « et bien ceux là, ils sont pas partis ! », on aimerait que vous ayez tort, la suite au prochain épisode…

A bientôt !

PS : Au moment où j’envoie ce message, Irma s’éloigne peu à peu des Antilles. Ici en Martinique, nous avons été épargné, mais on a une grosse pensée pour les îles du nord. Saint-Martin et Saint-Barth sont passés dans l’œil de l’ouragan, des vents en rafales allant jusqu’à 300 km/h, l’enfer sur terre… On leur souhaite tout le courage et l’énergie nécessaire pour affronter cette catastrophe naturelle.

 

Publié dans Antilles 2017, Ciné SearCus 2017 | 4 commentaires

La sédentarité, le temps d’un été.

Nouveau paysage en se levant le matin !

Bonjour à tous,

Vous êtes sûrement bien occupés par les trépidations de l’été, la cession collé devant un ordinateur n’est certainement pas au programme… Alors je me suis dis, c’est le moment de vous écrire !! Et oui, y’a rien à faire, passé un mois sans écrire sur ce blog, ça me titille, faut que je m’y remette ! Et puis pour nous, la chaleur du moment donne plutôt envie de rester à l’intérieur, alors pourquoi pas devant un ordi ! Je crois que la vraie raison vient aussi du fait que notre sédentarité du moment nous amène à la réflexion et que j’avais envie de la poser par écrit.

Incroyable il est vrai, je vous écris depuis un grand salon, une gigantesque terrasse ou une chambre confortable ! Qui plus est avec une vue magnifique, la maison donne sur la mer, à la fois vue de la porte d’entrée et vue de la terrasse de l’autre côté, on est cerné, et pas mécontent ! Jusqu’à fin août on habite dans une maison à Tartane, au nord de l’île, tout près de la presqu’île de la Caravelle, un coin magnifique ! Maison spacieuse, 3 chambres, lave linge, lave vaisselle… La totale (certains diront qu’à ce stade il ne manque plus que la piscine mais la mer est à 5 minutes à pied !). Cette pause du bateau tombe à pic, c’est la première année qu’on ne rentrera pas l’été en Bretagne, alors la compensation, c’est la maison ! On souffre moins de la chaleur, on profite du confort (l’acclimatation se fait très rapidement dans ce sens là). Ah une machine à laver à portée de main, je ne suis plus obligée de partir avec un sac à dos de 10 kilos de linge sale en annexe puis à travers la ville, chouette ! Ça peut vous paraître rien à vous, d’ouvrir un robinet et d’avoir de l’eau douce en abondance, mais pour nous, c’est le grand luxe !! A notre arrivée, Noanne et Titouan voulaient prendre une douche 5 fois par jour ! Je ne peux pas m’empêcher de vous mettre quelques photos de notre superbe vue, et vous comprendrez que comme retour au confort, on a fait fort !

Sans être la maison tellement nickelle que tu n’oses plus rien toucher, nous habitons dans un cadre magnifique, avec une grande maison bien aérée, on a eu beaucoup de chance. On peut remercier nos potes Katell et Julien pour ce bon plan, ce sont des amis à eux qui partaient en Métropole pour l’été et qui cherchaient des gens pour faire garder le chien et les deux chats. Ayant 3 enfants, y’a des jeux partout, les enfants sont les rois ! Un énorme manguier orne l’entrée de la maison, il donne à foison, on se régale ! On découvre également des fruits plus rares comme la carambole et le corossol, y’a également un bananier et cocotier dans le jardin, y’a plus qu’à se servir !

carambole, corossol, mangues et bananes

Cette pause sédentaire nous permet également de bosser, difficile de se dire qu’en plus de s’offrir le luxe d’une maison, on gagne de l’argent, et bien si ! Yann travaille sur Goélane, le voilier de Ju et Katell qui a besoin de pas mal de soudures pour reprendre la mer en novembre. Et moi, j’écris en ce moment le projet de mon futur film sur le voyage, dans l’espoir d’obtenir une aide au développement. Le but est de trouver un peu de financement pour que je puisse à mon retour finaliser le scénario, et travailler avec des gens. Ne pas faire mon film toute seule, c’est l’objectif ! On parle également, encore et toujours, de ce qui nous anime : Ciné SearCus.

Projection au Marin

On est dans un tournant du voyage, c’est l’impression qu’on en a en tout cas. Notre arrivée aux Antilles nous donne des impressions mitigées, c’est beau, paradisiaque même, mais est-ce que c’est ce que l’on cherche ? Et en même temps, on n’est pas mécontent de retrouver la France, ses repères, le confort (bon surtout en ce moment) même si c’est moins exotique comme voyage. Après nos pérégrinations entre la Guadeloupe et ici depuis notre traversée de l’Atlantique, on est bien heureux de se poser, on ressent à peine l’envie de visiter, on est bien où on est ! On se rend également compte qu’on se sent parfois plus proche du retour que dans le voyage en lui-même. Vous nous direz « mais c’est que dans un an, ça fait tôt pour se projeter », alors que non, ça va venir vite. Disons qu’on a envie de bien le préparer ce retour, qui fait tant peur aux gens partis sur les mers depuis longtemps. Nous on souhaite que ce retour soit heureux et pas contraint, alors on travaille pour !

Flamboyants et marina du Marin en arrière plan

Le projet pour nous est de rentrer l’été prochain, avec Dominao, donc il faudra se mettre sur le départ dès le mois de mai pour pouvoir arriver en Bretagne pour l’été (en passant par les Açores, ce qui fait environ deux fois 20 jours de navigation). Les enfants et moi ne feront pas le retour en bateau, on rentrera en avion, et Yann affrontera la mer seul ou avec un équipier de confiance. Yann ne veut pas se dire marin pourtant il a cette envie depuis longtemps de naviguer seul sur son bateau (si c’est pas une envie de marin ça!!) et il a pour l’instant prévu de faire la transat retour en solo…

Ensuite, on se voit bien continuer un peu avec Ciné SearCus, parce qu’on aime ça et aussi parce qu’on se dit que Ciné SearCus n’a pas fini sa petite vie ! Selon nous, la réalisation du spectacle n’est pas encore achevées, alors quand elle le sera, il faudra bien le faire tourner. Ciné SearCus est un spectacle qui s’est crée pour et en voyage, mais qu’on espère bien faire vivre aussi après ! Et pour ça, on a encore du boulot. Il nous manque notamment une scène qu’on aimerait monter lors d’une future résidence (avec du chant, un peu de jonglage, une scène un peu plus développée que les autres, pour faire sortir notre jeu de scène). On voudrait aussi réaliser d’autres courts-métrages.

Pour revenir à nos choix futurs, en gros deux possibilités s’offraient à nous : soit on se fait la dernière année en mode voyage pour découvrir les îles (et continent !) aux alentours, soit on privilégie notre spectacle. Même si on est frustré en pensant à tout ce qu’on pensait faire et que l’on ne fera pas, on revient plutôt aux valeurs qui ont animées notre voyage : avoir un projet. Voyager pour voyager, ça nous a jamais fait rêver ! Jusqu’à maintenant on avait réussi à allier voyage et spectacle mais on n’a pas forcément mis en valeur Ciné SearCus : on a joué que quelques fois, sans le programmer trop à l’avance, donc c’est sympa, mais parfois on a envie de plus. En arrivant en Guadeloupe, on a vraiment senti la possibilité de jouer dans pas mal d’endroits et on s’est projeté dans la programmation d’une tournée, wouhaa ! Alors ce ne sera pas non plus comme une tournée d’un cirque par exemple, car on se voit pas caler des dates précises et galérer, se stresser pour pouvoir y être à temps. On va tenter de s’organiser au mieux, en minimisant la pression liée à la mobilité en voilier. En tout cas faire le choix d’une tournée aux Antilles en fin d’année, c’est dire au revoir à la possibilité d’aller en Colombie… Quel dure décision ! Pour moi c’était un des objectifs en venant jusque de l’autre côté de l’Atlantique, mais n’était-ce pas davantage une envie de voyage en sac à dos plutôt qu’en bateau ? On ne trouve qu’un port en Colombie, à Carthagène, assez cher, et après ce sont des mouillages et on ne sait pas s’ils sont bien abrités. Il faut aussi payer un visa, pour nous et pour le bateau, et ça, c’était l’autre gros souci qui a fait peser dans la balance. On arrive sur la fin de notre périple, et la caisse de bord va nous faire défaut ! On le savait, la troisième année de voyage était une année de rab, où la question financière allait se poser. Notre choix est beaucoup plus sûr financièrement, d’organiser une tournée-spectacle aux Antilles, plutôt que de voyager en Colombie/San Blas (Panama)… Ce sont des escales rêvées pour nous mais nous devons aussi être réaliste, on ne peut pas tout faire, surtout avec nos finances !

On verra après la Guadeloupe le temps qu’il nous reste pour découvrir les grandes Antilles, plus au nord, et pourquoi pas pousser jusqu’à Cuba… Mais on ne se fixe plus rien, on verra ! Cela amène déjà Yann à se projeter dans un nouveau voyage, où l’on irait là où l’on n’a pas pu aller, moi je ne me projette pas à si long terme, qu’aurai-je envie dans 10 ans ? Je n’en sais rien, parce que je ne veux pas le savoir !

3 bateaux jaunes au mouillage près du Marin, mais où est Dominao ?

L’autre chose sur laquelle on se penche, je vous en avais vaguement parlé, c’est d’organiser une collecte, sous forme de financement participatif, pour racheter du matos pour Ciné SearCus. On est bien motivé à se lancer, à la rentrée, alors forcément on compte sur vous (je dis ça mais évidemment on en voudra à personne de pas participer, on sait ce que c’est de pas avoir de sous, et c’est le principe de ce type de financement, c’est libre, on oblige personne) ! Pour ceux qui ne connaissent pas le terme financement participatif, peut-être ont-ils entendu son synonyme anglais « crowdfunding » ? L’idée est de faire un don via une plateforme par internet, et de recevoir une contrepartie non-financière. On aurait aimé faire ça direct sur notre site, pour éviter les intermédiaires, mai on n’a pas les compétences nécessaires ni le temps à y consacrer… Ce type de financement a le vent en poupe ces dernières années et s’inscrit dans un mouvement plus global : celui de la consommation collaborative et de la production communautaire ou dite participative.

Pour le symbole, l’association « Aux Cinéphiles de l’eau » fêtera ses dix ans en fin d’année, et y’a du matos qui a 10 ans lui aussi. Pour le projet du bateau-cinéma, on avait eu un peu de subventions publiques (en grosse partie le défi jeune) avec lesquelles on avait acheté pas mal de matériel. Pour Ciné SearCus, avec l’incertitude du projet à ses débuts et la complexité du collectif, on n’avait fait le choix de l’auto-financement. On sent l’envie aujourd’hui de faire un petit appel extérieur, pour relancer le spectacle, la suite, crédibiliser le projet et continuer à le faire vivre, tout un programme ! On vous en dira plus d’ici peu, on pense faire ça mi-septembre, après faut que l’on voit notre accès internet et tout et tout… ça nous a aussi posé questions, faire une demande de financement en plein voyage, mais c’est pas après qu’on le fera ! Et ça va nous motiver à trouver de belles contreparties que l’on pourra vendre par la suite à la fin de nos spectacles (tee-shirts, stickers…) et aussi à organiser une grosse fête de retour à la fin de l’été prochain. Affaire à suivre !

Projection au Marin

Voilà, c’était pas un message pour vous faire rêver sur les plages paradisiaques de la Martinique (même si on continue à les découvrir, tant il y en a et tant c’est beau) mais plutôt un petit topo de nos avancées sur notre projet.

Sinon, il s’est quand même passé autres choses pendant ce dernier mois. Avant de prendre la maison (le 12 juillet), on a joué notre premier spectacle en Martinique à la marina du Marin, la grosse usine à bateaux, le plus gros port de toutes les Antilles ! Mais l’équipe a été accueillante à l’égard de notre projet, on a été reçu gracieusement à la marina, ils ont participé à la communication, pris en charge notre repas après spectacle… C’était bien réglo ! On avait rencontré un petit réseau de gens autour du Marin, retrouvé quelques familles rencontrés au cours de notre voyage (notamment à Porto-Santo, escale mythique), et avec d’autres personnes venues grâce à la communication, y’avait un beau petit monde pour la projection.

Bon, le plus fou pour nous restera la fin de la projection. Une femme enceinte en fin de terme avait souhaité assister à la projection mais elle a senti le travail commencer… Partie entre temps en annexe avec son mari (ils étaient au mouillage) chercher ses affaires pour la maternité, elle revient pour la fin du spectacle et dit à sa copine qu’elle part pour l’hôpital. Peu de temps après, cette même copine arrive en criant : « Qui connaît un médecin, une infirmière ? ». Mais que se passe-t-il ? « Y’a une femme qui est en train d’accoucher sur le parking, les pompiers ne peuvent pas arriver avant 15min ! » Le parking était collé au hall où l’on jouait, en écrivant ça, j’ai encore des frissons partout car à 20 minutes près, elle accouchait en plein spectacle ! Je vous passe les détails mais c’est notre copine Katell qui est allée assister la future maman (dans le sens d’aider mais en même temps, elle a vécu un accouchement, alors qu’elle est kiné en pédiatrie, le truc de dingue !). Bref, on a vécu un sacré moment ! Pendant ces 15 petites mais incroyables minutes, Yann et Ju étaient partis ranger le matos au bateau, ils ont bien halluciné quand je suis arrivée pour leur raconter. Là, j’ai pu leur dire sans en rajouter : « vous allez jamais deviner ce qui est arrivé sur le parking !! ». ça nous fait une belle anecdote de fin de spectacle cette histoire ! En tout cas on a eu des nouvelles depuis, le bébé va bien, les parents aussi !

On a organisé une autre soirée sympa 2 jours plus tard, et dans un lieu plutôt original : le Galion « La Victoria », réplique du bateau de Magellan, construit par des Tchèques qui ont fait le tour du monde avec. Ce vieux gréement est posé dans un mouillage tout près du Marin (un abri anticyclonique, c’est d’ailleurs là qu’on a amarré Dominao dans la mangrove le temps de notre séjour à terre), il est aujourd’hui en attente de gros sous pour de grandes réparations. Le propriétaire actuel a laissé la gérance à deux collègues qui ont ouvert le bateau à la venue de différents bateaux-stoppeurs et autres voyageurs de tous poils. ça brasse du monde, ça squatte aussi, et parfois, ça rassemble ! Cette belle énergie nous a permis d’organiser une soirée-projections, sur le thème des projets culturels en voilier.

Dominao amarré à couple de « La Victoria » le temps de la soirée

La liste n’était pas exhaustive, mais on a pu découvrir ou redécouvrir les courts-métrages de Coline Godinot sur Festina Lente (ils sont actuellement en Bretagne, allez-y !!!!), avec aussi des films de leur précédent projet avec l’Armada. On a également visionné un petit reportage sur La Loupiote (tour du monde en voilier en famille avec un spectacle qui mélange cirque, danse et théâtre, nous, on les a loupé de peu aux Antilles, rhaaaa, mais vous, en France, vous pouvez les voir cet été) ; des films de Azart Ship of Fools (La Nef des fous) que l’on a rencontré à Douarnenez il y a 2 ans et qui sont actuellement posés à Amsterdam. On a aussi regardé le film sur la Dérive, projet radeau en bord de Loire en 2014, un autre sur le Pianocean, et aussi, on a projeté des films de Ciné SearCus (et du spectacle sur voilier « l’Utopiratée » en 2006). On n’avait pas eu le temps d’organiser cela longtemps à l’avance, on a fait avec les films qu’on avait mais ça serait une soirée à refaire. Donc si, entre temps, y’a des gens qui ont fait des films sur ce sujet, d’autres projets vécus ou à venir, on est preneur !

Depuis, nous découvrons la vie de sédentaire à Tartane. Quelle chance de devenir, le temps d’un été, résident en Martinique ! On découvre le réseau de potes de Katell et Ju (qui habitent depuis 6 ans à la Trinité, à 10 minutes de chez nous), créer du lien social en dehors du bateau, ça change et ça ressource ! Avec le package maison ils nous prêtaient aussi leur voiture, alors on se permet des escapades dans l’île le temps d’une soirée, d’une après-midi, d’un week-end…

La montagne pelée, volcan de la Martinique, son point culminant (1397m)

C’était une de nos envies de voyage de pouvoir se poser un temps à terre, quitter le bateau pour découvrir un autre mode de vie. Mais on se rendait bien compte que cela allait être difficile, trop grosse organisation et trop de dépenses envisagées… Alors vous vous imaginez bien l’aubaine pour nous ce plan maison ! On en a d’ailleurs fait profiter les copains de bateau en invitant ceux du voilier Moana et Ia Orana pour l’anniversaire de Clémence, grande copine de voyage de Noanne. On s’est fait un week-end dans la semaine, plage, apéro/barbecue (y’a carrément un bar dehors à l’entrée de la maison, tout est fait pour accueillir des gens et faire la fiesta !)… Nous voir sorti du contexte bateau, ça changeait et les enfants se sont éclatés, 10 enfants avec chambres, terrasse et jardin remplis de jeux, ils ont profité des uns et des autres, c’était beau à voir.

On a été à la fête patronale du Carbet ce week-end dans le nord ouest de l’île où l’on a rencontré une partie des gens de l’asso Lézard Ti Sho qui faisaient une représentation de jonglages de feu. Il nous ont également présenté un bar sympa sur la plage du Carbet, le Wahoo, et on est programmé le 12 août ! On a dormi là-bas dans une baraque en montagne et après un petit passage baignade à la rivière, nous avons été invité à manger avec l’équipe de la veille : avocat, poisson frais, fruit à pain et giraumon (citrouille pays)… Que du local à émoustiller les papilles ! Un bon dimanche entre potes, où l’on ressort crevé mais content (peut-être que Yann dira pas ça aujourd’hui en coupant du métal en plein cagnard…) !

Allez, il est grand temps que je m’arrête là, je pensais écrire un petit mot, je me suis un peu étalée… Mais c’est bon de partager, et de mettre des mots sur ce que l’on vit et ressent.

En espérant ne pas avoir été ennuyeuse ou trop brouillon, on vous souhaite une bonne continuation estivale.

A bientôt

Pauline, Yann, Noanne, et Titouan

Publié dans Antilles 2017, Ciné SearCus 2017 | Un commentaire

Découverte des Antilles, en photos !

Bonjour à tous,

je profite d’une journée de pluie ininterrompue pour commencer ce message. Je n’ai encore rien écrit sur les Antilles, sachant qu’on a débarqué le 25 avril, ça fait un moment maintenant ! Va falloir de nouveau que je tente de sacrément résumer mais jusqu’ici, j’ai pas vraiment prouvé que j’excellais dans cet exercice…

Dominao une semaine après son arrivée aux Antilles, mouillage Fideling à Terre-de-Bas aux Saintes.

Allez, c’est parti pour un petit retour en arrière… Après un passage d’une semaine à Marie-Galante, nous sommes partis sur les îles des Saintes pour fêter l’anniversaire de Noanne avec d’autres copains de bateaux. Nous avons d’abord posé l’ancre au mouillage de Fideling, très joli, un peu rouleur mais qui nous a permis de découvrir l’île de Terre-de-bas, hyper tranquille (dans mon précédent message j’y avais joint d’autres photos à Terre-de-Bas). On y a rejoint Antonin et Justine sur leur voilier « Dalc’h mad », deux jours avec des copains (rencontrés l’an passé aux Canaries) sans enfant, ça a fait du bien aussi aux parents que nous sommes ! Car ensuite, nous sommes repartis pour Terre-de-Haut où l’on a retrouvé les voiliers « Ia Orana » et « Moana » (et aussi rencontré le voilier « Elora ») pour fêter les 6 ans de Noanne. Noanne n’était pas seule à fêter son anniv, sur Ia Orana, Augustin fêtait ses 3 ans ce même jour, et Xavier ses 6 ans la veille ! Le résultat : 13 enfants réunis sur la plage de la baie de Pompierre pour une chasse aux trésors, quel après-midi ! Titouan était un peu petit, Noanne un peu timide mais elle en gardera un sacré souvenir (surtout que « le trésor, c’était des bonbons ! »).

15 jours que nous étions arrivés, et on était toujours pas allé en Guadeloupe, notre destination d’origine ! On a fini par nous y rendre et retrouver au mouillage de Deshaies nos amis du voilier « La vie en rose », que nous avions quittés 5 mois plus tôt en Casamance. Noanne a pu retrouver sa grande copine de voyage Rosalie, et Yann se faire prêter une machine à coudre pour faire les « lazy bag » (toile pour ranger la grand voile et l’artimon et les protéger des rayons ultras-violets) et le taud (toile en forme de tente pour protéger le cockpit). Cela faisait des mois qu’on avait acheté le tissu, on voulait le faire faire à Dakar mais c’était trop cher donc Yann a eu le courage de le faire lui même, et il s’en est très bien sorti !! Dominao a pris de l’esthétisme et a fière allure (le rouge du tissu rappelant le rouge de la bande sur la coque, les gens parlent maintenant de Dominao non plus comme un bateau jaune mais « rouge et jaune »). On a également accueilli ma petite sœur et son copain qui sont venus nous voir pour un mois. A Deshaies, je me suis motivée à aller rencontrer l’office du tourisme, la mairie pour présenter notre spectacle et voir si nous pouvions jouer Ciné SearCus mais les délais étaient trop courts, le temps mauvais (beaucoup de pluie qui nous met dans le bain de la future et très proche saison des pluies). La mairie nous a invité à les recontacter pour que l’on joue plutôt à notre retour en fin d’année. Par contre, l’Office du tourisme des Saintes avait répondu favorablement à mon mail et nous étions invités à jouer le 3 juin.

Paysage non loin de Deshaies

Bon, comme je me rends compte que ça va très vite m’ennuyer de vous raconter toutes nos petites vacances (on n’a pas arrêté de bouger et de découvrir de nouveaux endroits), alors je vais faire parler un maximum les photos, ça va être bien plus rapide, plus joli, et au final tout aussi parlant !

On a profité de la venue de ma sœur pour se faire des petites sorties et découvrir quelques beautés de Guadeloupe, comme deux magnifiques cascades. Nous nous sommes aussi promenés dans la forêt tropicale. On a également fait la belle rencontre d’Angéline et sa famille installée à Sainte Rose non loin de Deshaies, une petite anecdote dans le voyage : ma pote Marion me donne le contact de sa copine d’IUT et après une première rencontre, Angéline nous invite chez elle, en pleine nature, où son copain Manolo y cultive des fruits exotiques, et notamment des ananas comme on en avait jamais goûté auparavant, une découverte exquise !! ça nous a fait trop du bien une journée posée dans une maison à la campagne, on est en plus reparti avec une énorme corbeille de fruits, le bonheur !

Après Deshaies, nous sommes partis pour Malendure, pour découvrir la réserve Cousteau, encore un truc de malade ! On voit tout l’intérêt d’être en voilier : alors que tous les touristes doivent payer très cher pour aller sur l’îlet Pigeon, petite île en face de Malendure, nous pouvons y aller directement en annexe et découvrir, tout près de la plage, de splendides poissons (les photos sous l’eau ont été prise par Guigui avec sa gopro, merci Guigui !) :

On se sent bien arrivé aux Antilles, avec tous les clichés qui vont avec : eau chaude et turquoise, plage paradisiaque, ti punch… La chaleur est présente aussi, suffocante même, humide, bref, ça, c’est mieux en récit qu’en vrai, l’adaptation n’est pas toujours facile ! Mais on a la chance de pouvoir sauter du bateau dès qu’on le souhaite, les enfants ont fait de superbes progrès dans l’eau : Titouan qui avait peur d’aller dans la mer au Cap Vert s’est mis à nager avec ses brassards deux jours après notre arrivée à Marie Galante. Noanne, depuis quelques jours, sait nager sans brassards !!

C’est un des points positifs des Antilles, la baignade et la découverte du snorkeling (randonnée aquatique) : palme, masque et tuba et c’est parti pour la découverte des fonds marins (enfin on n’est pas de grands plongeurs, on se promène près des rochers au bord de la côte mais déjà on voit pleins de poissons magnifiques). Je me retrouve en promenade avec mes enfants, chacun dans une main, mais dans la mer, c’est top ! Surtout lorsque l’on découvre une tortue au fond de l’eau qui, pas farouche, vient nager tout près de nous. On a nagé tous les 4 avec une tortue pendant 10 bonnes minutes, quelle chance ! Titouan est accro au masque/tuba, il resterait des heures dans l’eau à regarder tous les poissons, c’est génial. Noanne a eu plus de mal à s’y mettre mais c’est de mieux en mieux, par contre elle est très bonne nageuse avec ses palmes, elle assure !

La Guadeloupe forme comme un papillon et est formée par deux îles majeures : Basse-Terre et Grande-Terre. C’est sur Basse-Terre que se trouvent toutes ces merveilles, nous pensions ensuite nous rendre sur Grande-Terre, voir des endroits plus touristiques pour prospecter pour de futurs dates mais le hasard en a voulu autrement ! Nous avons rencontré l’association Gwada Circus sur la plage de Rivière-Sens en train de faire une initiation cirque et ils nous ont proposé de jouer chez eux le week-end suivant ! On a donc fait un petit demi tour de quelques milles pour poser l’ancre à l’anse à la barque, à 3km d’où on allait jouer, le top !

mouillage de l’anse à la barque

Le lieu se trouve à Vieux-Habitants et appartient à Yan qui occupe la moitié du terrain et a laissé l’autre moitié pour l’association. On y a logé pendant 2 jours, pu répéter le spectacle la veille en montant l’écran… Le truc qui nous arrive jamais, les conditions étaient idéales (avec en prime la petite rivière juste à côté pour aller se rafraîchir) ! Et ça a été magique jusqu’au bout : 150 personnes, un public attentif, rieur, qui a super bien accroché au spectacle et nous l’a bien montré à la hauteur du superbe chapeau qu’on a fait ce soir là ! On ne pouvait pas rêver mieux comme première en Guadeloupe, ça nous a trop remotivé Yann et moi à continuer de tourner malgré qu’on était plus que deux, car la formule marche, on a d’ailleurs encore du mal à réaliser toutes les éloges qu’on a eu ce soir là !

Ce passage à Gwada Circus nous donnait l’impression d’être revenu en Bretagne : des gens qui deviendraient vite de bons copains, un réseau associatif fort, des gens qui se bougent ! C’est vraiment étrange comme impression, on a accompli notre plus longue navigation pour arriver… en France ! Arriver en bateau marque bien la distance entre ici et la métropole, on se sent loin de chez nous par la distance géographique mais on se sent quand même en France (parce qu’on y est !). L’autre impression qui nous a fait drôle est qu’on était vraiment entre « blancs ». Fallait les compter les noirs et les métissés lors de la soirée ! Je pense que les animations culturelles attirent plus les « Métropolitains » que les locaux, mais un peu comme en France où la culture attire plus un public de bobos que les gens de la campagne… Bref, c’est comme ça mais cela crée le paradoxe qu’on a l’impression d’être moins immergé dans la population locale ici en France que l’on a pu l’être au Cap Vert ou au Sénégal !! Et puis on a aussi de nouveau notre statut de blanc qui ressort comme au Sénégal, ah y’a rien à faire, on a vraiment du mal à assumer le passé colonisateur de notre pays mais bon… Enfin, il y a très certainement plusieurs raisons à ce phénomène que je ne vais pas expliquer en quelques mots car sinon il faut que je parte sur les sujets de la colonisation, l’esclavagisme, la relation entre les Antilles et la Métropole, entre les noirs et les blancs… Tout un autre chapitre mais qu’ils nous arrivent naturellement souvent de débattre ici !

Vue sur le volcan de la Soufrière – Guadeloupe

Allez, revenons à nos moutons, enfin plutôt à Ciné SearCus ! On voulait que notre magnifique première soit de bonne augure pour la suite mais on n’a pas pu le savoir tout de suite car le spectacle suivant aux Saintes a été annulé à cause de la pluie. Pourtant, on avait fait une bonne communication, le spectacle était organisé avec l’office de tourisme et la directrice était super gentille et efficace. On était vraiment dégouté ce soir-là… Mais tout n’est pas perdu, elle nous invite de nouveau en novembre, on a eu malgré tout une semaine de gratuité au port (aux Saintes on mouille avec des bouées et elles sont payantes), l’office de tourisme nous a même payé le restaurant qu’il nous offrait normalement après le spectacle, franchement, la classe ! On avait eu également un bon prix pour louer une voiturette électrique « Aqua blue » pour aller mettre des affiches dans toute l’île, ce qui nous a permis une belle visite par la même occasion. Au final, on aura découvert, en plus du mouillage devant Grand Bourg, deux autres mouillages sur des sites exceptionnels : l’ilet Cabrit et le mouillage du pain de sucre. Visiter les Saintes en voilier hors-période touristique, c’est juste magique !

Après les Saintes, on a filé sur la Dominique car ma sœur devait reprendre son avion en Martinique (et si vous regardez sur une carte, entre la Guadeloupe et la Martinique se trouve la Dominique) le 19 juin, et nous étions déjà le 04 ! Ah ni Dominao ni son équipage n’a l’habitude d’enchainer les escales comme ça si vite mais tout s’est bien passé, et il faut dire que ça nous arrangeait de nous rendre vite en Martinique. Des copains du voilier Goélane (rencontrés en Casamance lors de notre premier voyage), installés en Martinique depuis 2009, nous ont trouvé une maison pour l’été ! Des copains à eux retournent en Métropole et cherchaient à faire garder leur chien et chats en échange de leur maison, ça nous va !! Comme je l’ai expliqué aux enfants : « nous, on habite sur un voilier, et on fait des vacances dans une maison ! ». L’été en bateau aux Antilles, c’est une succession d’ondes tropicales avec de la pluie hyper souvent (et sous 30 degrés s’il vous plait!), on sera mieux à terre !

La Dominique, on y a passé une semaine, mais on y reviendra en novembre, sûrement pour jouer à Portsmouth, donc pas de regret. En plus, cela nous a permis de nous faire la visite de l’île en condensé, et c’était top ! C’est la basse saison, on en a profité pour découvrir, seuls touristes, la rivière indienne (qui ne se fait que en pirogue à rames), connue notamment pour avoir servi de décors dans « Pirates des Caraïbes 2 ». On a aussi fait pratiquement le tour de l’île en mini bus (en compagnie de l’équipage de « Moana », au grand bonheur de Noanne qui a une autre grande copine de voyage, Clémence) où l’on a notamment découvert deux cascades magnifiques. La première nous offrait la possibilité de sauter à 6 m de haut, j’ai vaincu ma peur et réussi à faire un saut que je n’avais jamais fait de ma vie, c’était incroyable !

Autant prendre en photos des plages paradisiaques me soûlent un peu, autant les paysages de Dominique, je pouvais plus m’arrêter ! La Dominique est une île volcanique avec des côtes escarpées, bien à part entre les deux îles françaises modernisées que sont la Guadeloupe et la Martinique. Initialement peuplée d’indiens Arawaks puis d’indiens caraïbes (les Kalinagos, d’origine amérindienne) qui ont réussi à échapper à l’extermination (enfin il en reste qu’en même plus qu’environ 3500!!!), l’île a subi comme ailleurs dans les Caraïbes l’invasion, l’esclavagisme, les français et les anglais se sont chamaillés la Dominique pendant un bon moment, la Dominique recevra ensuite le statut de colonie de la couronne britannique mais deviendra indépendante en 1978. Elle appartient au Commonwealth mais n’a apparemment pas trop d’aides extérieures, ici, les gens se débrouillent ! Ils sont bien aidés par la nature avec leurs 365 rivières et les fruits qui poussent partout, mais quand même, ça doit pas être facile de tenir l’économie d’une île si petite ! Pour nous c’était comme un retour en Afrique : des maisons de bric et de broc, pleins de rastas, de reggae, des gens hypers cools quoi !

Nous voilà arrivés en Martinique, après une navigation à la journée bien sportive, mais au moins, on a tracé ! Soit disant que les Antilles c’est tranquille, en bateau, c’est quand même un peu sport ! On a eu pas mal de vent et de houles lors de nos dernières navigations, heureusement que l’eau est chaude car on s’est pris de bonnes vagues sur le pont (et même dans le cockpit qui pourtant sur Dominao est bien planqué au milieu) ! Maintenant nous rentrons dans la saison des cyclones donc nous devons être très vigilants avec la météo et nous mettre vite à l’abri en cas de grosses dépressions. Et c’est déjà ce qui se passe en ce moment où nous sommes posés à la marina « L’étang z’abricot » (port tenu par « Marinov » comme à Pontrieux !) près de Fort de France car une grosse dépression arrive de l’Afrique et tourne carrément en tempête tropicale au sud des Antilles (elle va peut-être toucher Grenade alors qu’habituellement le sud des Antilles est protégé plus que le nord). C’est rare pour la saison car on est qu’en juin (les cyclones se forment plutôt en septembre) mais au vu de comment les humains s’occupent de la planète, c’est bien normal que la météo se déglingue !

En tout cas nous sommes contents d’être arrivé en Martinique, on va pouvoir se poser un peu après ces derniers mois plus mouvementés et riches en découverte. Normalement, nous pourrons poser Dominao tout près de la maison qui se trouve à côté de la presqu’île de la Caravelle, un superbe site, une chance ! Un abri anti-cyclonique se trouve à moins d’une heure donc on est également rassuré à ce niveau là.

On prend en ce moment des contacts, on va sûrement jouer le 1er juillet en lien avec une association locale, ça s’annonce pas mal.

J’imagine que pour beaucoup aussi, l’énergie doit remonter avec le retour du beau temps, des festivals et des grandes vacances… Alors profitez !

A bientôt

Pauline et tout l’équipage de Dominao

 

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Le Teaser du spectacle « Ciné SearCus », pour fêter le début de notre tournée aux Antilles !

Bonjour à tous,

Après quelques semaines passées en Guadeloupe, nous allons organiser la première représentation du spectacle « Ciné SearCus » vendredi prochain à Vieux-Habitants, grâce à la collaboration de la compagnie Gwada Circus (www.facebook.com/GwadaCircus).

Nous jouerons ensuite le samedi 3 juin aux Saintes, au débarcadère de Terre-du-Haut, puis nous irons en Martinique (en passant par la Dominique). Nous avons pris de nombreux contacts ici ces derniers temps pour jouer notre spectacle, aussi avons-nous décidé de revenir en fin d’année, vers novembre-décembre, pour organiser une tournée plus conséquente en Guadeloupe.

Et pour fêter le début d’une longue tournée aux Antilles, nous avons l’honneur de vous faire découvrir, après deux ans d’existence, le teaser du spectacle Ciné SearCus ! Les images ont essentiellement été tournées lors de notre dernière tournée aux îles Canaries l’an dernier, lorsque nous étions deux bateaux et cinq personnes. Au début du teaser, on retrouve aussi quelques images tournées au début du voyage en Bretagne l’été 2015 (ça commence à faire !). Cela fera donc une petite différence pour ceux qui découvriront le spectacle aux Antilles :  nous ne serons que deux, Yann et moi Pauline, mais la formule semble marcher tout aussi bien !

Voici le lien viméo, n’hésitez pas à le faire partager dans vos réseaux !

Et pour finir, en attendant notre prochaine newsletter, voici quelques photos de notre passage aux Saintes (Terre-de-Bas et Terre-de-Haut) :

A bientôt !

Pauline, pour Ciné SearCus

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